Vivre avec l'ennemi

A voir ici d'abord et ensuite.

Certains prétendent que c'est notre pensée qui est responsable de la situation. Que ce sont nos idées qui montent les gens les uns contre les autres. Quel beau retournement que celui-ci. Quel bel anachronisme. En réalité c'est d'en bas que vient la réflexion. Du constat. Du vécu. De la rue. C'est l'évidence que quelque chose ne fonctionne pas qui nous guide ensuite vers la théorisation, vers des concepts plus larges. Ce n'est pas la vision identitaire blanche qui fait échouer le multiculturalisme. C'est l'échec du mutliculturalisme qui légitime et alimente la vision identitaire blanche.

Je ne me suis pas levé un matin pour dire aux Arabes de dégager. C'est l'expérience qui m'a montré qu'il ne pouvait en être autrement. Il ne faut pas inverser les évènements dans le temps. L'enracinement n'est plus une valeur partagée en Occident moderne, et ceci depuis un bout de temps. Loin d'être inculqué à nos enfants, on s'acharne même à détruire cet amour des origines à l'école comme ailleurs. Le Blanc moyen n'a plus aucune espèce de lien charnel avec la civilisation dont il est le fruit. Ainsi la volonté identitaire ne peut donc pas être la cause du désastre, mais bien la conséquence. Prétendre que la France est divisée parce que les Français de souche sont majoritairement des fascistes ethnocentriques, c'est une vaste blague de socialistes illuminés ou d'Africains en manque d'arguments pour justifier leur présence ici.

Nous ne sommes pas des démons s'acharnant à détruire le Paradis républicain, c'est sa chute qui nous fait nous relever. Mais la voix minoritaire est toujours celle qui fait tâche. La fausse note dans la mélodie du bonheur. Alors qu'en fait nous sommes plutôt des anges au milieu de l'Enfer.

Folie furieuse


Tout ce qu'on peut dire c'est que tout ça c'est du bourrage de crânes, ça nie une bonne partie de la réalité tendre et douce dans laquelle nous vivons en banlieue.
Le député socialiste Jean-Luc Mélenchon, à propos du clip Stress de Justice

En bas de chez moi



En ce moment même en bas de chez moi, il y a des jeunes gens. Je les entends beugler dans leurs mégaphones. Non non non aux suppressions, oui oui oui à l'éducation ! C'est assez insupportable, d'autant que la foule est en large proportion constituée d'abrutis décérébrés, incultes et analphabètes. Ils bouffent de la merde tout au long de leurs petites vies, Star'Ac et Guignols de l'Info, et ils pleurent pour préserver l'éducation. Un comble. Et puis pour eux l'éducation c'est le nombre de profs. La quantité est reine, la qualité est méprisée. Toujours la même chose. Le nombre, la majorité, toutes ces conneries de misérables bourgeois démocrates.

De temps en temps, un mec avec une sono balance de la musique infecte, mélange fade entre de la house, de la dance et de la techno débile. Et les pisseuses et pisseux hurlent. Comme dans un manège. J'ai l'impression qu'ils sont dans le looping d'un grand huit. Confettis, serpentins et révolte sociale. C'est beau. Magnifique même. L'amusement perpétuel. Les poufiasses et les merdeux avec leurs slims, leurs Converse et leurs brushings sont de vrais révolutionnaires, y'a pas à dire.

Le progrès n'est pas un orgasme, il paraît. Mais eux n'en sont même plus à la recherche de l'orgasme, du vrai orgasme libertaire. Ils sont hors de la fougue et de l'enthousiasme de l'adolescence. Ils font semblant. Ils ne sont même pas l'ombre de la subversion. Ils n'ont même pas d'espoir. Ils manifestent pour manifester, parce que ça fait sécher les cours, parce que la copine y va, parce que y'a du monde et que le monde bah c'est cool. Parce que ça se fait, point. Tout ceci n'est qu'un simulacre, c'est en carton, c'est du vent. A peine une petite jouissance fade à pleurer qui fait plouf au fond des toilettes. Manque d'imagination sûrement. Ils sont la masturbation du progressisme.

D'ailleurs je les entends s'éloigner là. C'est pas trop tôt. Je suis certain qu'à un moment donné, la queue de la foule se fera attaquer par quelques Chances pour la France. A vingt contre un qu'ils se feront tabasser, les petits bobos, et ils l'auront pas volé. Ils se disperseront, paniqués, ahuris devant ce qui leur arrive. Mais comment est-ce possible d'être agressés de la sorte ? Nous sommes dans le camp des Gentils ! Plus de portable LG KF510, ni de sac Quicksliver, mon Dieu ça va être horrible, faudra que pôpa et môman leur en achètent d'autres.

C'est ça la jeunesse de France. Une grande fête foraine permanente de clowns pas drôles, où surnagent les apprentis rebelles et les Tony Montana en survêtements Pokemon. Un bonheur sans joie avec beaucoup de vide et un peu de rien par dessus.

Ils ne sont pas des Humains !


Lundi soir, Jacky Ciesielski, 55 ans, décide de parler à quelques jeunes qui embêtent le monde. À 21h15, après avoir été tabassé, il s'écroule en bas de chez lui. Un jeune de 16 ans est en garde à vue.
source

Voilà ce qui arrive lorsqu'on essaie de leur parler. Et qu'on est blanc. Encore et encore. Un homme du DAL en plus, cette fois-ci. De gauche et tout et tout. Il le méritait peut-être, pour le coup. Je dirais bien "Ça leur apprendra" mais non, en fait ça leur apprend rien, à ces apôtres de la Tolérance. Rien. C'est ça le pire. Ils peuvent tous se faire liquider les uns derrière les autres, comme des abruties d'autruches, leurs schémas mentaux ne bougeront pas. Ils ne peuvent pas perdre la merde qu'il y a dans leur yeux et leurs oreilles. Et ils en crèvent. Il est clair que le gauchisme est une maladie souvent incurable. Je leur souhaite donc le même sort à tous.

N'empêche que je pense qu'il serait temps d'en tirer quelques conclusions générales, quant à la faune des cités. Définitives. Radicales. Comprendre que nous avons affaire à des animaux, des animaux dangereux même, et les considérer comme tels. Ainsi, évacuer tout vocabulaire traditionnel des rapports sociaux entre les humains, comme "discrimination", "chômage", "misère sociale" ou "prévention". Chier sur tout espoir de réconciliation. Enfoncer ce genre de faits divers dans la gueule de Soral jusqu'à ce qu'il s'étouffe. Saisir une bonne fois pour toutes que la guerre est ouverte et constante, que ce pays n'existe plus, et que seuls les plus cruels s'en sortiront. Pour les actes on verra plus tard - je sais pas moi, des grillages, des clôtures et des miradors, des trucs dans le genre - mais pour le moment, adopter un autre niveau de conscience sera déjà un grand pas.

On ne naît pas Homme on le devient. Nous sommes plus qu'un corps. Plusieurs choses nous différencient des animaux. La pensée, la culture, la langue, la civilisation. Les êtres dont on parle n'ont rien de tout cela. Ils sont de la vermine. Et c'est irrécupérable pour une grande partie d'entre eux. Par conséquent, en 2008, le premier des crimes est de leur reconnaître le statut d'êtres humains.

Et toi, à quoi tu joues ?


Hier soir je suis tombé sur l'émission de Taddéï qui était consacrée aux jeux-vidéo. J'aime bien les jeux-vidéo. J'y ai beaucoup joué. This is my generation...

Mon père avait un magasin autrefois. J'ai grandi avec Zelda, Mario, Sonic et les autres. Je dormais souvent avec des Nes et des Master System en double ou triple exemplaire sous mon lit. Puis est arrivée la Playstation. J'ai passé de grands moments seul devant la mort d'Aeris dans Final Fantasy VII, dans les conduits d'aération de Metal Gear Solid ou dans l'épais brouillard de Silent Hill. Des heures inoubliables.

Hier donc, se trouvaient entre autre sur le plateau un journaliste de Libération, un philosophe et un joueur expérimenté de Warcraft.

Les interventions du premier pourraient se résumer ainsi : les Etats-Unis et Israël sont le Mal absolu, les œuvres se doivent d'envoyer des messages clairs aux gens, par conséquent les seuls jeux valables et dignes de respect sont ceux qui dénoncent Bush et qui défendent le Hamas. Rien de surprenant évidemment, mais je trouve toujours effrayant de constater à quel point certains types peuvent dénaturer l'art, l'idéologiser pour en faire un outil de propagande et oublier toute notion de subtilité, de transcendance et même de Beauté. Enfin bref, un gauchiste quoi.

Le deuxième était un peu plus intéressant. Il parlait de Grand Theft Auto. Tout le monde en parle en ce moment, il cartonne, c'est normal. Selon le philosophe, c'est un danger pour les valeurs et la construction des jeunes, qui risquent de s'identifier à un criminel à une période fragile de leur évolution. Certes. Mais il ne faut pas tout inverser. GTA ne tombe pas dans un bain de pureté comme un cheveux sur une soupe. Si ce jeu se vend autant, c'est parce qu'il correspond tout à fait au monde qu'on nous sert depuis des années. Il est bien plus une conséquence qu'une cause. Alors certains y joueront pour se défouler, avec le recul nécessaire, jusqu'ici rien de bien méchant, et d'autres s'éclateront dessus par procuration. Ils se plairont à baiser des fausses putes et à faire du gros billet vert virtuel, parce que c'est devenu leur idéal de vie.

Le troisième et dernier gars, barbe de trois jours et blouson en cuir, ne pouvait que m'être sympathique. Ses interventions, rares, étaient souvent les plus intéressantes. Ses références aussi. Morrowind, Oblivion, Warcraft... Déjà le mec cite le jeu duquel je tire mon pseudonyme. Et puis il continue... Lui il joue à ce genre de jeux de rôle heroic-fantasy parce qu'il y trouve un monde qui n'existe plus. Un monde d'ordre, avec des repères. Un monde où les races et les terres ne sont pas des mauvais souvenirs. Un monde de hiérarchies, de limites et de différences. Un monde où les mots Honneur et Fidélité ont encore un sens et se manifestent concrètement. Un monde enraciné, avec des décors sublimes et des coins de nature paisible. Des champs de bataille aussi, mais des vrais, pas des images comme celles que l'on a pu voir lors de la guerre du Golfe à la télévision, où ceux qui tirent les missiles se trouvent à des centaines de mètres de leurs victimes, et où ces dernières ne sont que des petits points lumineux qui s'éteignent froidement sur un radar.

Ce qui fait le succès de ces univers aux saveurs de Tolkien, de ces donjons et de ces dragons, c'est l'aspiration au retour d'une certaine morale, d'une certaine vision des choses, c'est la nostalgie d'une époque que l'on a jamais connue, c'est un besoin de simplicité, une soif d'échelle humaine à l'heure où tout est question de flux intercontinentaux, d'études de marché, de concepts globaux, de paix sociale administrée, d'éphémère et d'abstraction, il est tout à fait sain que nous cherchions le ruisseau, l'arbre et le combat. Si au cinéma nous rêvons d'orties, le jeu-vidéo nous offre la possibilité d'incarner véritablement une autre personne. D'être quelqu'un d'autre, dans un autre temps en d'autres lieux, ne serait-ce que quelques instants. Et cette évasion est à l'image du joueur.

Dis moi à quoi tu joues et je te dirai qui tu es. Pour supporter ce monde sous cellophane, moi je suis un Elfe Noir qui défend sa terre ; la racaille elle, prend son pied en tabassant une vieille à coup de barre de fer et se laisse tenter par le car jacking. Je joue à Morrowind, elle joue à GTA.

La vraie France


Le 8 Mai dernier, pour fêter la victoire des alliés, Sarkozy est allé sur les plages de Normandie et a remercié l'Amérique. Il a parlé de la vraie France. Pas celle de Vichy, celle de la Résistance. Le même jour, les Indigènes de la République ont défilé sur Paris pour dénoncer le racisme d'Etat dont sont selon eux victimes les Noirs et les Arabes en France.

Ces gens demandent à être traités comme des citoyens français ordinaires mais se revendiquent en même temps de leurs ancêtres d'Afrique et prétendent continuer leur lutte contre l'Occident blanc, chrétien et donc raciste. Ils veulent que l'on purge la notion de nationalité française de tout paramètre ethnique, mais ne cesse de se présenter eux-mêmes comme des bronzés en opposition aux sous-chiens. Un vocabulaire antiraciste on ne peut plus racialiste en fait. Ils réclament le droit de s'installer ici, avec leurs mosquées et tout ce qui va avec, en dévisageant ainsi nos terres, mais prônent le droit à l'identité sans arrêt, la primauté des racines, contre toutes les occupations, particulièrement en Palestine.

En réalité, il s'agit de dissoudre le monde blanc par vagues successives. En tant qu'ex-colonisés, ils estiment avoir droit à une revanche. Ils veulent faire de la France la colonie de ses anciennes colonies. Et ils y arrivent.

Alors Sarkozy part vanter la vraie France, mais où est-elle ?

Ce pays est encore, et peut-être plus que jamais, étranger. Il est faux. Hier l'Allemagne, aujourd'hui l'Afrique. D'ailleurs sur le long terme, la conquête par la submersion démographique du regroupement familial est bien plus efficace que l'attaque frontale à coups de Panzer. La guerre-inondation a remplacé la guerre-éclair. L'Empire qui durera mille ans n'est pas celui que l'on croyait. Et puis en voyant ceux qui peuplent de plus en plus nos rues, envahisseurs pour envahisseurs, on en viendrait presqu'à regretter les blonds et blondes aux yeux bleus.

Alors, une patrie de Colombey-les-deux-mosquées est-elle la vraie France ? Plus vraie que la France de Vichy ? Bizarrement, je ne suis pas convaincu. Ils reviennent quand, les amis d'outre-Atlantique, pour nous libérer des nouveaux occupants ? A quand un bombardement en Seine-Saint-Denis façon Dresde ?

Quand Soral ne sait plus quoi dire

J'ai reçu par e-mail le texte d'Alain Soral en réaction au "détail" volume 2 de Le Pen. Et voici ce que j'ai répondu :
Je suis d'accord sur le fond. J'ai écrit ça il y a quelques temps :

http://aucentredugrandrien.blogspot.com/2008/02/poison-de-lesprit.html

Mais, comme d'habitude, certains points et non des moindres me dérangent chez vous, monsieur Soral.

(...)

Vous parlez d'identitaires jaloux et autres apparatchiks en embuscade se désolidarisent du vieux chef comme on se détourne d'un pestiféré.

Vous avez débattu sur le site François Desouche, et avec les Identitaires. Vous devriez savoir que la baisse de popularité de Le Pen et du FN en général chez certains n'est pas due à de la lâcheté. Je ne vois pas pourquoi des gens qui ont suivi Le Pen pendant des années, dans les pires heures de la diabolisation, Carpentra et autres, le lâcheraient maintenant par peur d'être "mis de côté", ou par soucis de respectabilité publique. Les gens qui se désolidarisent du Front ne le font pas peur de l'image de pestiférés, voyons, ils ne la connaissent que trop bien, soyons sérieux.

Ce qui encouragent certains au deuil du FN c'est vous, monsieur Soral. C'est la résurrection d'un discours purement républicain et jacobin, duquel la question ethnique est presque purgée. C'est l'Egalité et la Réconciliation qui fout la merde. Parce que certains n'y croient plus. Plus de République. Plus de vivrensemble. Votre discours est au fond le même que celui des dirigeants. Pour vous, l'échec républicain est du à un accident de parcours. A un problème technique. Mais non, le problème est inhérent à l'idéal de 1789.

Ce qui fait fuir ? C'est Le Pen sur la dalle d'Argenteuil déclarant à une foule de femmes voilées et de racailles islamo-gangsta-rap qu'ils sont des Français "comme les autres". Vous vous attendiez à quoi ? Au moins vous êtes cohérent : Lénine, Robespierre. Votre ligne est jacobine, laïque et fidèle au dogme des Lumières, mais justement ! C'est parce que le FN était le dernier parti français à ne pas se plier aux idées modernes qu'il rassemblait les Français qui le sont autrement que par leurs papiers.

Alain Soral, le FN que vous créez est un sarkozysme qui tient sa parole. C'est du Zemmour de prime time. C'est républicain, droit, mais utopique. Nous ne voulons pas nous entendre avec les allogènes, car ce n'est pas possible. Le peuple est divisé, c'est irréversible et ce n'est pas viable. Relisez Aristote. Nous ne sommes pas les enfants de Rousseau cher monsieur Soral, et c'est ça qui nous fait comprendre qu'il faut repartir à zéro.
La réponse de Soral :
Gauche du travail, droite des valeurs, c’est l’historique du Front. C’est vous qui êtes en dehors...

AS.
La mienne :
Je suis d'accord sur cette formule, mais ne soyez pas manichéen. Ne niez pas que le Front a toujours été, si ce n'est officiellement, du moins officieusement le seul parti à considérer que la nationalité c'est autre chose que des papiers. C'est un socle ethnique et culturel en commun. Or ces Nouveaux Français que Royal, Sarkozy vous et les autres voulez envers et contre tout assimiler sont africains et ne seront jamais français. Mais je n'insiste pas, on ne peut rien contre la religion républicaine. Je souhaite tout de même au Front un avenir au-dessus des 10%, sincèrement.

Bonne continuation.

Une certaine idée de la France

Aujourd'hui la fraternité française qui existe plus ou moins quand-même est un peu battue en brèche, disloquée par des rivalités communautaires, par le communautarisme victimaire, par la confusion notamment parfois entre la nation et la race par exemple. On parle de préférence nationale d'autres entendent préférence raciale, d'autres pensent que Français ça veut dire Blancs alors que les Antillais sont Français avant moi qui suis savoyard, etc.

Donc moi un moment donné c'est essayer de faire du positif en disant voilà, moi ce qui me touche beaucoup dans la France qui est un pays exceptionnel c'est qu'il y a des gens qui peuvent arriver en France de n'importe quel pays et en vingt ans devenir des Français amoureux de ce pays parce que la France permet à pratiquement tout le monde de pouvoir devenir Français... c'est une adhésion à une charte, et moi ce que j'aime dans mon association Egalité & Réconciliation c'est qu'il n'y a que des patriotes, certains d'origine maghrébine...
Alain Soral

Oui Alain. Etre Français c'est adhérer à une charte. Rien d'autre. Pas de sang, de passé, de terre en commun, rien. Juste une liste de principes, très controversés en plus, comme la liberté l'égalité et tout le tralala, à laquelle il faut souscrire. Un contrat en fait. Voilà. Faire venir les bonshommes du monde entier et entrer dans la danse républicaine en espérant qu'il n'y ait pas de fausses notes ni de faux pas, pas de méchants replis communautaires. Vendre cet idéal jacobin, encore et encore, assimilation et mon cul sur la commode. Et y croire. C'est ça le pire. Y croire. Comme si on avait jamais essayé... une et indivisible...

Et même si ça marchait comme sur des roulettes, cette ronde du vivrensemble multicolore, on en voudrait, nous ? Pendant combien de temps sera-t-elle multicolore justement ? Il le sait, Alain, combien ils sont à vouloir venir ? Il le sait à quelle vitesse ils se reproduisent ici et là-bas ? Ça le dérangerait pas, lui, une France avec 30% de Blancs ? puis 20%, puis 10%, puis aucun ? Ça aurait quel sens une France africaine et musulmane ? Elle deviendrait quoi cette République ?

Rien. Terminée. Parce qu'ils sont pas cons eux. Ceux qui s'installent ici. Pas républicains. Pas démocrates. Y'a qu'un Blanc pour considérer la nation comme une charte, l'ouvrir à la candidature de l'univers tout entier, et croire qu'elle y survivra. Sale race...

Mais Soral n'a pas l'excuse de la bêtise. Alors il faudrait sérieusement se demander, un jour ou l'autre, pour qui il roule vraiment.

Les avec-papiers

Je crois qu'il faut cesser de se poser la question "C'est quoi être français ?", on se la pose éternellement et j'ai l'impression qu'on pourra jamais y répondre, je crois qu'il faut cesser parce qu'être français c'est avoir la carte nationale, la carte d'identité française mais au-delà de ça y'a aucune... toutes les définitions sont extrêmement subjectives, au-delà de ça toutes les définitions sont extrêmement subjectives. La seule réponse à cette question c'est la carte nationale d'identité.
source

Elle a raison Houria, j'vois pas pourquoi on s'emmerde en fait. Etre blanc et de religion chrétienne, ça n'a aucun rapport objectif avec le fait d'être Français. C'est même très subjectif. Même la langue française n'est pas un élément primordial, ça n'est qu'une lubie de fasciste. La vérité est qu'il suffit d'avoir les papiers. Vous voyez comme c'est simple ! On y avait pas pensé !

Mais justement, normalement on délivre ces papiers aux personnes qui remplissent les critères, non ? Or si le seul critère c'est le papier lui-même, y'aurait pas comme un anachronisme ? comme une antinomie ?

Bon monsieur, je vous donne la carte nationale si vous êtes reconnu comme Français. Or être Français c'est avoir la carte nationale. Donc je vous donne la carte nationale à l'unique condition que vous ayez la carte nationale.

C'est con, vous en conviendrez. Mais même si Houria est conne, elle ne l'est pas à ce point-là. Sa solution est en fait très claire : on supprime les critères, les filtres. On donne les papiers à tous ses "frères". Comme ça ils sont à l'abri. Ils peuvent brûler les églises et taguer "SALES BLANCS" sur tous les murs de France en criant Allah akbar, vous ne pourrez jamais remettre en question leur appartenance à la France. Parce qu'ils sont, aux yeux de l'Etat, aussi Français que vous.

Arrête de me parler d'immigrés de troisième génération, sur l'Coran d'la Mecque j'suis Français moi, regarde j'ai ma carte, bâtard de sous-chien !

La carte d'identité est le bouclier qu'ils brandissent en permanence. C'est ça le truc, obtenir le papier pour être intouchable, au-delà du plus élémentaire bon sens. Comme un renard déguisé en poule. Autrefois l'arme des envahisseurs pour conquérir la France était le sabre. Aujourd'hui c'est la République.

Je ne manque de rien



Le seigneur est mon berger
Je ne manque de rien
Sur des prés d'herbe fraiche
Il me fait reposer

Il me mène vers les eaux tranquilles
Et me fait revivre
Il me conduit par le juste chemin
Pour l'honneur de son nom

Si je traverse les ravins de la mort
Je ne crains aucun mal
Car tu es avec moi
Ton baton nous guide et me rassure

Tu prépares la table pour moi
Devant mes ennemis
Tu répends le parfum sur ma tête
Ma coupe est débordante

Grâce et bonheur m'accompagnent
Tous les jours de ma vie
J'habiterai la maison du seigneur
Pour la durée de mes jours

Le seigneur est mon berger
Je ne manque de rien
Sur des prés d'herbe fraiche
Il me fait reposer
Grâce et bonheur m'accompagnent
Tous les jours de ma vie
J'habiterai la maison du seigneur
Pour la durée de mes jours

Le seigneur est mon berger
Je ne manque de rien
Sur des prés d'herbe fraiche
Il me fait reposer

Le seigneur est mon berger
Je ne manque de rien

Psaume 23, Crève cœur, Daniel Darc
Nous devons encore considérer en première ligne comme Etats géants les Etats-Unis, puis la Russie et la Chine. Il s'agit là de formations territoriales qui, pour partie, ont une surface plus de dix fois supérieure à celle de l'empire allemand actuel. La France même doit être comptée au nombre de ces Etats. Non seulement du fait qu'elle complète son armée, dans une proportion toujours croissante, grâce aux ressources des populations de couleur de son gigantesque empire, mais aussi du fait que son envahissement par les nègres fait des progrès si rapides que l'on peut vraiment parler de la naissance d'un Etat africain sur le sol de l'Europe. La politique coloniale de la France d'aujourd'hui n'est pas à comparer avec celle de l'Allemagne de jadis. Si l'évolution de la France se prolongeait encore trois cents ans dans son style actuel, les derniers restes du sang franc disparaîtraient dans l'Etat mulâtre africanoeuropéen qui est en train de se constituer : un immense territoire de peuplement autonome s'étendant du Rhin au Congo, rempli de la race inférieure qui se forme lentement sous l'influence d'un métissage prolongé. C'est là ce qui distingue la politique coloniale française de l'ancienne politique coloniale allemande.
Adolf Hitler, Mein Kampf, 1923

Mai 2008

Humanités

Hoplite nous raconte ici que le christianisme est en pleine voie de mondialisation, et que son moteur réside dans sa capacité à la raison. C'est ainsi que l'Occident devrait son développement économique et scientifique au Christ.

Je ne nie pas l'apport de cette religion à notre civilisation, ni le fait qu'elle soit indissociable de notre histoire. Mais je ne pense pas que ce soit aussi simple. Car lorsqu'on s'intéresse de plus près à cette "mondialisation du christianisme", c'est une tout autre chose qui saute aux yeux.

L'Afrique ne se christianise pas par la raison. Aucune espèce de "modernité" là-dedans. Le Christ en Afrique, c'est une divinité vaudou. On l'invoque pour un oui ou pour un non, en dansant autour du feu. On lui demande de faire tomber la pluie pour une meilleure récolte ou de faire fuir le lion qui terrorise le village. On pratique l'exorcisme, et l'excision est monnaie courante car le clitoris est le bouton du Diable.

En vérité, il y autant de christianismes qu'il y a de peuples. Il n'y a pas d'Humanité, mais des humanités. Parce que comme le disait Gustave, rien ne dépasse la race. La religion n'est qu'une composante parmi d'autres de ce qui sculpte une civilisation. Si l'Occident est avancé, ce n'est pas "grâce" au Christ. C'est un tout. L'Occident a fait le Christ autant que le Christ l'a fait. Les religions ne tombent pas du ciel. Il ne suffit pas de coller une Bible entre des mains noires pour qu'elle créent comme des mains blanches.

Il serait temps que nous, les faces de craie, comprenions que l'universalisme est une impasse. La réalité nous démontre qu'on ne partage pas des idées, un inconscient collectif, des traditions, comme on partage des sacs de riz. Ainsi, l'Eglise chrétienne comme moderne, et comme toute volonté d'uniformité, se heurtera avec plus ou moins de violence à l'irréductible pluralité du monde. Et lorsqu'un Arabe du désert adoptera la Bible, ce sera prosterné, à genoux et les yeux baissés, dans une totale soumission. Lorsqu'un Africain le fera, ce sera en dansant et en hurlant, autour d'un caillou ou d'un gris-gris, rien qu'une autre forme d'animisme ou de superstition locale, propre à sa tribu.

Le Blanc quant à lui reste debout perché haut, très haut, persuadé que sa vocation est, à travers les Evangiles ou les Droits de l'Homme, d'étendre ses conceptions à l'univers tout entier.

Pieuvre gloutonne

Nous commencions à nous demander sérieusement ce que nous faisions là, sur la toile. C'était ici, , par ici, ou encore par . Pourquoi tant de blogs ? Qui sommes-nous ? Surement une des dernières formes de résistance à la Machine, hormis celui qui a choisi l'ermitage et la vie dans une cabane au fond des bois qui est bien sûr le plus grand héros de tous, le vrai rescapé. Nous ne sommes pas grand-chose, mais c'est déjà pas mal. Au centre du grand rien, le moindre atome de matière est une montagne.

A peine un grain de sable, n'empêche que prêcher dans le désert quand on est plusieurs, ça commence à faire du bruit. Des échos nous parviennent.

Récemment, je me souviens de l'épisode Paul Moreira, ce journaliste au cœur vaillant qui s'était amusé sur son blog à dénoncer au péril de sa vie la montée du fascisme en France incarnée par le nazillon Eric Zemmour. Ne riez pas, ce professionnel de la vigilance citoyenne vient de Canal +, ce n'est donc pas entièrement de sa faute. Les chiens ne font pas de chats. Il a même écrit un deuxième truc, c'est dire s'il nous aime.

En ce moment c'est Libération qui s'y met. Décidément, on est gâté. Je ne reviendrai pas sur l'article lui-même dont la valeur est, comme d'habitude chez ce journal, à peu près équivalente à celle d'une feuille de papier Moltonel usagée. Mais voilà que maintenant, les gens qui nous font caca dessus depuis des années nous demandent des entrevues, ce qui au passage a permis au Grand Charles de dresser un portrait plutôt fidèle de notre sphère undâground. Que cela veut-il dire ? La gloire est-elle à nos portes ? Sommes-nous prêts à intégrer le fameux champ républicain ? J'avoue que je n'ose le croire, et qu'à cette seule pensée mon cœur fait boum.

Plus sérieusement, je ne sais pas trop quoi en penser. Pour l'instant. Mais je sais que l'appel de la popularité peut en faire sombrer plus d'un. Je sais que la soif d'audience peut en faire, des ravages. Rechercher à tout prix la réinsertion et l'attention des foules peut faire mal, un certain parti de droite extrême en sait quelque chose. Commencer à se prendre pour un parti politique et se laisser aller au militantisme, parler d'objectifs concrets et d'efficacité, c'est moche. Et chiant.

Le Système dans lequel nous vivons annihile les opposants non pas en les combattant mais en les absorbant. Le petit Nicolas pourra vous le confirmer, lui qui a su écraser toute opposition, à sa droite comme à sa gauche, en la faisant sienne. Parce qu'ensemble tout est possible. L'heure est à l'ouverture, et je pense qu'il faut rester prudent face à cette pieuvre gloutonne. Ne pas se réveiller un soir de prime time sur TF1 dans une sorte Sta'Réacademy qui aurait déjà su enfermer nos débats sur Nietzsche, Maurras ou Saint Thomas d'Aquin dans un joli château pour mieux vendre du Coca-Cola à une France métissée vautrée sur son canapé.

Refuser de jouer le jeu, c'est le rejeter en bloc. Sans demi-mesure. Ne pas jouer au punk conservateur homologué chez Ruquier, suivez mon regard. Fuir comme la peste la fête moderne de la Diversité. Ne pas non plus être une bête de foire ou un épouvantail consentant.

Ceux qui nous ont toujours craché à la gueule veulent désormais des discussions apaisées dans un salon tranquille ? On peut accepter, mais je ne pense pas qu'il soit sain que l'on en arrive à la petite tape dans l'dos et au "On s'fait une bouffe ?". Il n'y a pas de politesse subversive. Nous n'avons rien à faire avec ces gens-là, ils nous l'ont assez prouvé, et leur soudain intérêt pour nous ne doit en aucun cas être considéré comme une bénédiction et encore moins comme du respect.

Le complot

Quand Sarko se rend compte qu'il n'a pas de solution pour résoudre la crise économique, il nous sort son gadget mémoriel sur la Shoah, qui prépare peut-être une nouvelle campagne islamophobe ! Dans la société française d'aujourd'hui ce ne sont pas les Juifs qui sont persécutés, je me permets de la dire en tant que descendant d'un grand rabbin de Bordeaux. Ceux qui en prennent plein la gueule pour des questions d'origine sont les musulmans [...]

Si on voulait vraiment emmerder Sarkozy, on appuierait son projet de célébration en demandant que les petits musulmans en soient dispensés, puisque eux n'ont pas participé à la Shoah !
Emmanuel Todd

Il a raison Todd. Nos ancêtres à nous, Français de souche, ont collaboré à la Shoah, contrairement à ceux des petits musulmans qui eux ont fait preuve d'une résistance légendaire.





Libre arbitre



Vu ici (émission du 21 avril)
Donnez-nous, disent-ils, des consignes auxquelles nous obéiront, que nous suivront, mais que nous n'ayons pas à nous prendre la tête en essayant d'inventer nos propres chemins ! Dites-nous où, quand, comment, avec qui agir ! Et bien non Thomas, non madame et monsieur qui voulez des consignes. On ne peut enfermer Dieu dans un catalogue de normes et de consignes.
C'est vrai. Nous ne sommes pas esclaves de la Lettre. Nous n'avons pas besoin du bâton et de la carotte dans tous les domaines de la vie, du berceau au cercueil. Nous ne sommes pas des musulmans. Aucune soumission absolue. S'il est difficile de définir ce qu'est l'Occident, on peut tout de même affirmer qu'il est indissociable d'une certaine forme de liberté, avec ce que cela implique de bon et de moins bon. Cette civilisation qui a su faire la distinction entre Ciel et Terre, c'est la nôtre. Alors allons jusqu'au bout.

Le Christ est malgré lui le père de la République. Cette dernière est à la Bible ce que le régime taliban est au Coran. Une suite logique et tristement politique. La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen n'est en fin de compte que la charia du christianisme. Et il faut d'abord abattre les piliers pour que l'édifice s'écroule. L'Eglise moderne ne tombera pas tant que l'on ne brûlera pas ce qui lui a donné naissance. Purgeons-nous du dogme judéo-chrétien, de ce qui a ouvert la voie aux Lumières. Soif funeste d'uniformisation, compassion et amour universel. Pendons ce Pape qui va encore prêcher l'ingérence et la charité sur les ruines des tours jumelles. Divorçons de la pitié. Prenons cette citation d'homme d'Eglise au pied de la lettre, et inventons notre propre chemin.

Un bon républicain est un républicain mort

Quand on acquiert la citoyenneté française, je pense qu'il ne faut pas confondre assimilation et intégration. L'assimilation c'est demander de faire table-rase de votre parcours, de votre histoire, de votre culture. L'intégration c'est respecter le parcours qui a été le vôtre, votre origine, et votre culture. Et c'est pour ça que moi jamais vous n'entendez dans ma bouche que je réclame l'assimilation, je réclame l'intégration.
Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire.

Bien sûr. Ils viennent, sont différents de nous et restent eux-mêmes. Et ils sont bien plus nombreux que nous. Mais à part ça, on défend l'identité nationale. Oui oui. Si l'identité nationale française c'est de se la prendre bien profond, alors oui en effet, la bande à Sarko la défend plus que vigoureusement. Dire qu'il y en a encore pour hurler à la croix gammée. Ce connard d'Hortefeux n'a de nazi que les yeux et les cheveux. Et on serait presque tenté de dire : malheureusement.

Il est loin le mouton dans la baignoire. Maintenant on "respecte" la culture de l'autre. Chez nous. Et en masse. Quand je pense aux cons qui ont voté UMP en pensant à la Marseillaise, au BBR et au karcher, ça me fait presque rire. Et quand je vois le ministre de l'identité nationale - identité putain - parler de l'immigration comme Yannick Noah, là je ris franchement. Comment franciser Mohamed ? En ouvrant des magasins hallal bien-sûr ! Comment franciser Saïd ? En édifiant des mosquées ! Ça va de soi ! L'important c'est qu'ils croient en la démocratie, l'égalité, la liberté, et toutes ces merdes abstraites. Justifier l'invasion par l'universel. En fait la stratégie des républicains a toujours été plus ou moins la même : invoquer une France qui n'existe pas pour mieux détruire celle qui existe. Qui existait. Persuader l'aveugle de sauter dans le vide et lui dire qu'il vole.

Mais ceux qui nous dirigent aujourd'hui ne font même plus semblant de vouloir l'unité nationale. Ils veulent du couscous et le disent. Ils sont un état gravement avancé de la maladie 1789. Surement la dernière phase. Un stade où l'on vend le peu qu'il reste de cette vieille pute qu'on nommait la France au premier métèque venu, en le félicitant pour ce qu'il est. Sa qualité seule d'étranger suffit à susciter l'admiration, puis une servilité qu'on appelle "respect". Le mot colonisation n'est pas abusif. Traîtres. Mais les Français aiment ça, apparemment. Dans quatre ans rebeulote. Bande de cons.

Et Hortefeux d'ajouter, pour associer à sa lâcheté l'incohérence :
- Ce que j'essaie de faire c'est de faire comprendre et partager les valeurs de la République française (...) c'est cela qu'il faut partager et j'essaie de le faire avec l'ensemble des communautés que je rencontre...

- Vous voyez, dit Zemmour, vous parlez de communautés, en France on connait pas les communautés on connait seulement la communauté nationale.

- Parce que le défi c'est le combat contre le communautarisme.

- Oui mais vous parlez des communautés donc vous les faites exister.

- Précisément c'est parce qu'il faut engager le combat contre les formes du communautarisme. Le communautarisme ça a été un peu aux Etats-Unis, ça a été un peu en Grande Bretagne, faut constater que ça a été un échec (...)
Réclamer l'intégration, et non l'assimilation, pour laisser l'immigré attaché à sa communauté d'origine, ne pas l'obliger à se renier. Et c'est ainsi, en fortifiant les communautés sur le territoire national, que l'on résorbe le communautarisme. Oui oui Brice. Voici ce qu'en disait il y a peu le Président en personne :
Nous sommes en 2006 sur le territoire de la République française, alors parfois on me dit "oui mais il faut comprendre les cultures", mais non, écoutez : si on veut vivre avec sa culture on vient pas sur le territoire de la République française.
Alors, chez Nicolas c'est l'assimilation, et chez la blondasse d'Hortefeux c'est l'intégration... !?! ... Faudrait savoir. Les immigrés viennent et restent eux-mêmes ou bien ils adoptent un mode de vie à la française ? Bande de connards, en vérité ils n'ont rien à foutre ici.

Absurdité ou hypocrisie. Un bon républicain est un républicain mort.

Du ch'ti au redneck


Il y a un mépris profond dans les mots d'Obama. Palpable. Un dégoût physique pour le paysan vivant dans un ranch qu'il s'est payé à la sueur de son front au fin fond de l'Arkansas, pour ce bouseux qui s'agenouille encore devant la croix perchée au-dessus de son lit, pour l'arriéré qui ne fait plus confiance à l'Etat pour assurer la protection de ses gosses et qui préfère conserver une arme à feu sous son oreiller. Une suffisance effroyable à l'égard de cette tranche de population si bien dépeinte par les frères Cohen. Cette Amérique profonde que Dantec aime et oppose aux galeries d'art new-yorkaises aussi froides et sans âme que les expositions mondaines du Tout-Paris, et aux putains boboïdes qui vont avec.

D'une façon générale c'est cette figure du ringard inculte, du péquenaud un peu analphabète, du connard d'en bas qui, des anciennes régions minières du nord de la France jusqu'aux contrées texanes, du ch'ti au redneck, est ici visée par Barack Hussein. Ces millions de gens qui n'aspirent souvent à rien d'autre qu'à la paix et la tranquillité. Ce sont ces masses de souche et enracinées sur lesquelles les élites d'ici et d'ailleurs déposent délicatement leurs excréments à longueur de temps. Ces cul-terreux qui ne maitrisent pas toujours leur propre langue et qui ne s'ouvrent jamais assez au monde. Qui refusent de lâcher leurs frontières, leurs clochers et leurs champs pour le Progrès. Qui ne bougent pas bien en rythme dans la valse de la mondialisation heureuse.

Tout scepticisme, tout réflexe défensif pourtant tout à fait naturel, devient alors péché. Attachement aux racines : renfermement sur soi-même. Besoin de sécurité : paranoïa. Bible : superstition. Rien ne doit résister à l'Eglise moderne. Rien. Et c'est lorsque l'on s'aperçoit que l'Inquisition a changé de camp que l'on sait reconnaître les vrais fanatiques. Tout dans la bouche de ces gens d'en haut, ces apatrides, suinte l'aversion pour cette populace laborieuse.

Ce sont d'ailleurs ces mêmes humanistes qui le reste du temps prêchent la démocratie comme la Sainte Parole, affichant un amour fictif et débordant pour la décision de la divine majorité et le bon sens des foules. En réalité, il n'existe peut-être pas de plus grand détesteur du peuple que celui qui s'évertue à parler en son nom.

Toujours à la mode


20 avril 1889

Les enfants oubliés

Putain j'vois ici les hommes les plus forts et les plus intelligents que j'ai jamais vus. J'vois tout c'potentiel, et j'le vois gâché. J'vois une génération entière qui travaille à des pompes à essence, qui fait le service dans des restos, qui est esclave d'un p'tit chef dans un bureau. La pub nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu'on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les enfants oubliés de l'Histoire mes amis, on n'a pas de but ni de vraie place. On n'a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rock stars, mais c'est faux. Et nous apprenons lentement cette vérité, on en a vraiment, vraiment plein l'cul.
Tyler Durden, Fight Club

Cher pays de mon enfance

Le troisième pattern

L'originalité et la nature de ces styles de vie ou, comme disent les Anglo-Saxons, de ces patterns ne sont pas niables, mais comme ils représentent autant de choix exclusifs on aperçoit mal comment une civilisation pourrait espérer profiter du style de vie d'une autre, à moins de renoncer à être elle-même. En effet, les tentatives de compromis ne sont susceptibles d'aboutir qu'à deux résultats : soit une désorganisation et un effondrement du pattern d'un des groupes ; soit une synthèse originale, mais qui, alors, consiste en l'émergence d'un troisième pattern lequel devient irréductible par rapport aux deux autres.
Lévi-Strauss, Race et histoire

Voici ce à quoi nous assistons. L'amalgame issu de la rencontre d'un Occident malade et d'une Afrique qui grouille. Ce mélange, cette chance pour notre patrie. La douloureuse éclosion d'un très beau fruit, beau parce que nouveau. La formation lente mais déterminée de ce troisième pattern.

Une France, et une Europe, qui ne cessent de s'enfoncer dans la morphine du confort immédiat et dans l'ère du Droit permanent tout en s'islamisant inlassablement. Merchandising hallal. Une société sous perfusion qui continue de chanter les refrains de la liberté tout en laissant des zones entières se tourner vers la Mecque et la charia. Un chaos garni de la violence la plus brutale et la plus quotidienne. C'est une montagne de paradoxes qui s'élève devant nous. Le mariage de Snoop Doggy Dog et de l'Ayatollah Khomeiny qui semble se fortifier à mesure qu'il gagne en contradictions. La propulsion des cultures les unes contre les autres au nom de la diversité et du progrès, cette publicité mensongère dont les retombées sont similaires à des particules radioactives, et qui est orchestrée par des gens dont les habitations et les lits douillets sont très loin de la ligne de front.

Le multiculturalisme bourgeois c'est le mépris pur et simple des cultures. De la culture. C'est la folie standardisée qui te fout un canon dans la bouche le sourire aux lèvres. C'est un grand supermarché bio et écolo qui vend des saloperies hors de prix pour dépressifs, c'est un ensemble urbain décharné dont les centres sont peuplés de bobos multicolores, le cul vissé sur leur fierté suprême qu'est le Vélib', faisant la ronde de la tolérance quand à quelques pas de là gronde une semi-guerre civile ethnique.

Les macdonalds et les mosquées livrent une course effrénée aux permis de construire, de Verdun aux plages de Normandie en passant par le vieux port marseillais, et on demande encore au citoyen de voter. Et de voter bien. C'est dans ce monde où Cali vend des disques et où Azouz Begag fait de la politique que nous entrons pour de bon. Au programme : organisation de voyages de réinsertion gratuits aux frais du contribuable à destination des barbares aux chaussettes aussi visibles que l'épiderme, télé-achat et playstation 3, messe démocratique obligatoire et philosophie mal coiffée, christophobie notoire et dictat de l'émotion creuse, ambiance saga africa pour humaniste amateur en mal d'exotisme, Coran light et concerts pour l'amitié entre des races qui n'existent pas. L'effondrement tranquille et complet, au nom des bonnes valeurs, des vraies valeurs, de la générosité et de l'ouverture. Les heures tièdes de notre histoire. Ce qui se joue sous nos yeux, c'est l'avènement d'un monstre.

L'appel de la forêt


Se réjouir de tout signe de xénophobie. Tout à fait.

Monter les gens les uns contre les autres ? Non : réaliser qu'ils le sont. C'est factuel, c'est un constat. Ça ne marche pas et que ça n'est pas nouveau. Pour quelqu'un qui vit dedans, c'est une évidence. Voir à la télévision des concerts de fraternité devant une foule multicolore dans la joie et la bonne humeur, c'est ça le mensonge. Montrer des Arabes et des Noirs considérer des Blancs comme leurs frères et parler un français de haut niveau en se demandant s'ils doivent aller jusqu'au Doctorat ou plutôt s'arrêter au Master, c'est du foutage de gueule. Les signes d'un vivrensemble qui réussit, d'un amour interracial ou d'une quelconque assimilation, c'est de la science-fiction pour le souchien qui vit dans une "zone sensible".

Ça existe, mais c'est une publicité, une escroquerie. C'est l'arbre qui cache la forêt. Une forêt en feu faite de tensions ethniques et de faits divers quotidiens que la presse s'efforce de minimiser autant que possible, dans leur quantité et dans leur gravité. Faut pas déconner, ceux qui connaissent le terrain savent que la guerre est ouverte. C'est dans ce sens qu'une tombe musulmane ornée d'une croix gammée est un signe positif. Autant qu'une émeute ou qu'une banale chasse aux faces de craie. Parce qu'elle est une pointe de vérité dans cette soupe hypocrite républicaine. C'est authentique, ça ne sort pas de Canal +, de Plus belle la vie ou des grands discours de BHL sur la diversité, ça sort de la rue. C'est la réalité qui montre le bout de son nez à qui veut la voir, et qui ne restera pour les autres qu'un "acte isolé de néo-nazis qui ne reflète absolument pas le climat réel de notre France des Droits de l'Homme".

La xénophobie de l'Autre ? Elle confirme que ceux qui parlent de fantasmes et de paranoïa sont des négationnistes. La xénophobie de souche ? Elle montre que le Blanc peut cesser de tendre l'autre joue. Voilà pourquoi je m'en réjouis. Ça remet les pendules à l'heure, ça tranche radicalement avec la parade généreuse et fictive de l'ouverture et de la tolérance. Ce sont des rappels à l'ordre qui remontent tels des relents d'égout aux narines de ceux qui vivent dans le monde des bisounours. C'est une tâche dans le décors en carton-pâte des apôtres du United Colors.

Un joli Crime


Je suis un éphémère et point trop mécontent citoyen d'une métropole crue moderne parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l'extérieur des maisons aussi bien que dans le plan de la ville. Ici vous ne signaleriez les traces d'aucun monument de superstition. La morale et la langue sont réduites à leur plus simple expression, enfin ! Ces millions de gens qui n'ont pas besoin de se connaître amènent si pareillement l'éducation, le métier et la vieillesse, que ce cours de vie doit être plusieurs fois moins long que ce qu'une statistique folle trouve pour les peuples du continent. Aussi comme, de ma fenêtre, je vois des spectres nouveaux roulant à travers l'épaisse et éternelle fumée de charbon, - notre ombre des bois, notre nuit d'été ! - des Erinnyes nouvelles, devant mon cottage qui est ma patrie et tout mon cœur puisque tout ici ressemble à ceci, - la Mort sans pleurs, notre active fille et servante, et un Amour désespéré, et un joli Crime piaulant dans la boue de la rue.
Rimbaud, Ville, Illuminations, 1875

Bienvenue chez les ch'tis

17 millions : ça se fête !


Je vous avais dit qu'une partie de ma famille était du nord de la France. Arras plus précisément. Jolie ville. Joli Beffroi, jolie Grand' Place, jolies tombes musulmanes décorées.

Oui je sais, "morts pour la France" tout ça... mais faut pas déconner non plus. Morts pour quelle France ? Pour celle d'Allah ? Si les Arabes des années 40 ont libéré la France - quand ils n'étaient pas trop occupés à violer leur butin ou à commander des divisions SS - des Allemands pour mieux s'en emparer après, c'était pas la peine hein, fallait pas se déranger. Parce qu'aujourd'hui l'occupant n'est plus en grosses bottes mais en babouches. Alors faut pas s'étonner que certains résistent. Oui oui, "résistent".

Certes c'est pas très classe de saccager un cimetière, mais dans la France métissée, dénationalisée et encoranisée, ils s'expriment comme ils peuvent les p'tits gars. On arrive bien à considérer le fait que des Lacoste brûlent un bus avec des gens dedans comme une revendication sociale, alors on peut en faire autant avec quelques graffitis nazillons non ?

Et puis quand on use et abuse de l'anathème "raciste" contre les Blancs, on récolte ce qu'on sème. A force de chercher des nazis, on finit par en trouver. De toute façon l'important n'est pas la nature de la réaction, mais c'est qu'il y en ait une. Et j'trouve ça positif moi. C'est signe de bonne santé.

Croyez-vous qu'ils se gêneront, eux, pour chier sur nos tombeaux dans un siècle ? Nos minorités visibles n'attendent d'ailleurs pas qu'on soit six pieds sous terre pour taguer leur haine sur tous les murs du pays. Alors voilà, retour à l'envoyeur. Et retour gentil quand-même. Parce que tuer des morts c'est pas bien méchant. En tenant compte du quotidien des "de souche" dans beaucoup de quartiers de la Nouvelle France, nos amis du culte musulman devraient s'estimer heureux qu'on se contente de quelques dessins encombrants là où il y a quelques années on aurait ouvert des camps.

Immense hypocrisie


La fidélité sexuelle du mâle n'est pas inclue dans l'ordre naturel. Pour employer un mot pseudo-scientifique, je dirai que le mâle est fondamentalement programmé comme "conquérant sexuel". Le christianisme a essayé de camoufler cette contrainte naturelle avec une immense hypocrisie, mais elle domine toujours la société chrétienne. Seules les femmes lucides et très intelligentes comprennent cette loi et l'admettent. Elles sont rares.
Saint-Loup. La république du Mont-Blanc. 1982

ici

Question de goûts


Je n'aime pas m'installer confortablement dans le fauteuil victimaire comme on s'affale dans un canapé devant un bon match de foot avec un paquet de Lay's et une Grimbergen bien fraîche. On nique du Blanc par là, on en tabasse par ci. Oui ça n'est pas nouveau. Oui on n'est pas dans notre meilleure période, c'est évident. Mais quand-même. Certains doutent encore quant au fait que le bobo traditionnel est un ennemi. Un vrai ennemi, avec de la vraie haine et tout et tout. Alors parfois faut souligner cinq fois avec un marqueur stabilo. Jack Lang par exemple. Ouais je sais, c'est pas bien de tirer sur une ambulance. Enfin c'est ce qu'on dit. Moi je trouve au contraire que ça peut être plaisant, une bonne rafale sur les épaves de la Nouvelle France, de temps en temps.

Monsieur Lang donc, empereur de la techno parade et de la gay pride, aime faire la fête. L'important c'est de s'éclater toute la night sur le dancefloor, en se mélangeant les uns avec les autres, les uns sur les autres, les uns dans les autres. C'est le respect, la diversité et la tolérance. La gauche qu'on aime quoi. Sauf qu'aujourd'hui, Jack s'est fait attraper en train de faire la fête avec un ami à lui, un pas vraiment du genre à faire dans la rencontre des cultures et l'amitié entre les peuples, 'voyez. Laurent Gbagbo. Mais si, rappelez-vous...

L'homme d'Etat ivoirien qui organisa les chasses au Blancs en 2004. Non pas Mugabe, un autre. Oui ça ressemble, mais c'est parce que c'est courant là-bas. Ici aussi d'ailleurs. Quand ils savent plus quoi faire, ils persécutent les visages pâles. Un hobby comme un autre, hein. Alors Jack a peur pour son image du coup. Boîte de nuit avec un raciste, ça le fait moyen. Je le comprends. Un peu comme l'autre là, celui qui s'est fait filmé en train de s'amuser avec des putes déguisées en nazies. Remarque, quitte à choisir, je préfère m'amuser avec des filles en cuir qu'avec un gros porc de dictateur africain albophobe. Question de goûts. Mais Jack Lang lui, il l'aime bien son phacochère ivoirien.
Je suis très heureux de me retrouver là en compagnie du président Gbagbo qui, on l'a vu ce soir encore, bénéficie d'une grande popularité à Abidjan, et notamment dans les quartiers populaires. C'est un vrai homme de gauche qui a le sens de la solidarité.
Alors on peut considérer qu'un socialiste français qui danse la macarena avec un tueur de Blancs et qui le couvre d'honneur, c'est un détail. Et c'est vrai, c'en est un. Mais ces gens sont réunis par une profonde aversion pour notre race, et ils trinquent sur nos cadavres. A ne jamais perdre de vue. Le doute à ce sujet n'est plus permis.

N'empêche que moi, Lang, j'aimerais bien le forcer à se promener en Seine-Saint-Denis vêtu d'un uniforme nazi. Il serait obligé de tourner comme ça dans les quartiers, toute la journée, en répétant en boucle "Ein Volk ein Reich ein Führer !", en faisant le salut hitlérien et en respectant le Stechschritt. Là pour le coup ce serait drôle, bien plus que les lopettes qui défilent sur des chars à Paris en se trémoussant sur de la musique électro-merdique avec une plume dans l'cul.

Mais encore une fois ce n'est qu'une question de goûts.

Le métis est l'aryen du 21ème siècle

"Le nazisme n'est pas mort, il a juste pris d'autres formes". Dantec. Je pense qu'il s'est retourné, en fait.

L'ardoise germanique, on n'a pas fini de la payer. La croix gammée est l'étoile jaune éternelle du "sous-chien", et il est toujours ahurissant de constater à quel point notre époque est un Troisième Reich à l'envers. L'effet miroir.

Il y a 70 ans, un Autrichien nous a balancé sur les rails de la pureté raciale. Aujourd'hui, le nouveau mythe est le mélange. Chocolat au lait. C'est le nouvel übermensch, le nouveau sang immaculé c'est le sang mêlé. Si l'antiracisme est le communisme du 21ème siècle, le métis en est l'aryen.

Sous Hitler, la race blanche était la source unique des richesses de l'Humanité. Aujourd'hui, on va jusqu'à nier son existence, dans une espèce de basculement total. "Les Français ne sont pas les descendants des Gaulois". "La France a toujours été une terre de brassage des peuples". "Nous sommes tous des fils d'immigrés". "L'identité n'a aucun sens parce qu'à la base on vient tous d'Afrique". "Jésus était un Juif noir et homosexuel".

On ne reconnait plus rien aux Blancs mises à part les heures sombres. Tous les maux du monde sont pâles à multicolore-land, et ceci au détriment de toute justesse historique, mais en ce qui concerne l'apport culturel, c'est le néant. L'avance technologique ? Aucun mérite, ils ont pillé le Sud tout le monde le sait. Les mathématiques ? Les Arabes voyons. Le rock ? Ça vient des Noirs, au fond, bien entendu. Inutile de se perdre dans les détails.

Je pense qu'on a affaire ici à une forme avancée de totalitarisme. Il ne s'agit pas simplement de saboter le présent pour le confort immédiat de quelques-uns, mais bien d'une sape de plus grande envergure. Un mouvement de fond avec un bruit sourd, comme une baleine qui passe en dessous d'une barque vue du dessus. Un monstre sous-marin qui dans un mouvement brusque renverse toute valeur et nous fait sombrer. La distorsion complète du passé afin que celui-ci colle parfaitement à l'idéologie qui légitime en ce moment-même l'éradication du futur. On ne se contente pas de tuer des gens, le meurtre ne suffit pas, il faut aussi annihiler. Comme les nazis ne faisaient pas que tuer le Juif, ils le brûlaient pour qu'il n'en reste rien, les modernes en tout genre ne font pas qu'assassiner le Blanc, ils le nient.

Déterrer les cadavres, les broyer, retourner la terre au tractopelle, effacer les épitaphes, démolir les pierres tombales, défigurer, dévaster les vestiges pour que tout ait l'air vierge, pour que nous n'ayons plus rien à quoi nous rattacher, plus aucune signature, plus aucune légitimité à prononcer ces deux mots : "chez nous" ou simplement "nous". Justifier le fait que nous allons nulle part par l'affirmation que nous venons de nulle part. Que nous ne devons rien à personne. Pas d'ancêtres, rien. Brouiller toutes les pistes, tous les repères. Gommer ce nombril que l'on a sur le ventre. Nous faire oublier que l'on a de la mémoire. Nous rendre orphelins.

Et j'ai toujours du mal à comprendre ceux d'entre nous qui persistent à jouer le jeu. Ceux qui tentent encore la réponse calculée, rationnelle. Qui prennent des pincettes doublées de gants de velours. Qui aspirent encore à la réhabilitation au système, à la dédiabolisation. Qui cherchent encore le dialogue, le débat argumentatif face aux républicains, aux multicultureux et autres synonymes. Ce sont nos ennemis. Et on ne négocie pas avec l'ennemi. On ne cherche pas à le convaincre. Comme si avoir raison avait quelque chose à voir avec la victoire. Quitte à mourir, autant que ça ne se fasse pas à genoux en train de supplier le bourreau de bien aiguiser sa hache pour minimiser la douleur.

Mais quelque chose me laisse croire qu'un jour les grands carnivores européens, ceux qui ont toujours été tout en haut de la chaîne alimentaire, vont finir par se réveiller. Et alors, les hyènes et les chacals auront intérêt à courir vite. Très vite.

Ouverture